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Jean-Claude Touzeil
Né en 1946, dans la Manche, d’un père normand et d’une mère slovaque.
Pense, comme René-Guy Cadou, qu’« on ne guérit pas de son enfance ».
Petit, il aimait jouer aux billes ou aux osselets et faire de la « patinette » ou du vélo.
Collectionnait les timbres, les étiquettes de camembert, les photos des champions cyclistes et les hannetons.
À l’âge de huit ans, il déclarait sans rire qu’il partait « faire le tour du monde »...
Plus tard, professeur de français dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, avant de poursuivre sa « carrière » en Bretagne et en Normandie et de devenir « pensionné »…
Il aime le vert, les endives au jambon, « la galette aux patates », le jardin, les iris, la lecture (Giono, Prévert, Queneau, Le Clézio, Pennac, etc.), la chanson (Manset, Ribeiro, Bertin, Servat, Pierron, etc…), les pantalons de velours, les rencontres, l’arbois et le saint-nicolas, les amis, les îles, les voyages, les mots et les poèmes bien sûr, et surtout les arbres. Il en plante d’ailleurs un peu partout chaque fois qu’il le peut (par exemple, à l’occasion d’une naissance dans sa commune ou d’un mariage) et il va, chaque année, visiter un arboretum.
Il lui arrive de réaliser des collages pour « refaire le monde » (très provisoirement !)
Il a pris en photo tous les habitants de son village pendant l'été 2000 (cf. Sur le seuil).
Il a créé Le Printemps de Durcet, une manifestation originale et populaire qui a rassemblé des dizaines de poètes venus de toute la France et a connu vingt éditions successives.
Dans sa petite commune, il est aussi à la source du Chemin des Poètes.
Il anime des ateliers d'écriture poétique dans les écoles et collèges des alentours.
Il milite toujours pour une poésie résolument vivante, loin des « cercles » officiels ou académiques, susceptible de toucher le plus grand nombre, de la maternelle à l’âge d’or.
On trouve ses poèmes dans des revues comme Traces, Comme en Poésie, Rétroviseur, Décharge ou Liqueur 44, dans les CD Rom Le Promenoir Vert, Le Petit Promenoir, et dans les anthologies de Donner à Voir, L’épi de seigle ou celles des éditions Milan, Didier ou encore Rue du Monde. On en trouve aussi quelques-uns dans la forêt de Bercé (72).Ses dernières publications (disponibles) :
Peuples d'arbres (Donner à voir) 1997 ; Est-ce que ? (Donner à voir) 1999 ;Mine de rien (Clapàs) 1999 ; Random du petit tamis (Donner à voir) 2000 ; Haïkus sans gravité (L’épi de seigle) 2001 ; Sept dialogues d’ailleurs et d’ici avec Patrick Joquel (Gros Textes / L’épi de seigle) 2003 ; Tout autour avec Michel Lautru (Cotcodi) 2004 ; Les loups donnent de la voix avec Gilles Brulet (Soc et Foc) 2004 ; Poirier proche (Le Chat qui tousse) 2004 ; Parfois (L’idée bleue/Le farfadet bleu) 2004 ; Jardins du bout du monde (Corps-Puce) 2006 ; Passé Composé (éditions clarisse) 2007 ; Petits cailloux pour Gita (Écho Optique) 2007.
La Compagnie de la Tour Brune, basée à Embrun (05), a mis en scène un spectacle théâtral à partir des poèmes d’Itinerrances bis (Gros Textes) 1997.
Jean-Marie Machado a créé un spectacle musical (Mots, murmures, instants), structuré, entre autres, autour de ses Haïkus.
Jean-Claude Béguin et Philippe Launay ont mis en musique plusieurs de ses poèmes (cf. Sucré / Salé et Colline)
Francesca Solleville interprète deux de ses chansons : Nonno et J’fais pas semblant.
Martine Caplanne a réalisé l’émouvant CD « Peuple d’arbres », à partir du livre éponyme.
Gérard Delon, (cf.« Birmane ») a chanté La nymphette etGérard Pitiot, (cf.« Chants pirogue ») a mêlé ses « Est-ce que ? »aux poèmes de Senghor et de Césaire…